de lire "Putain d'Olivia" de Mark SaFranko, un extrait du chapitre 25 (les premières lignes) :
"Le pire de toute souffrance, c'est sa banalité absolue. Comme une démangeaison qui refuse de se calmer, tu grattes et tu griffes ta blessure jusqu'à ce qu'elle s'envenime, s'infecte et suinte son horrible pus. Mais sauf à te jeter par la fenêtre ou à te faire sauter la cervelle, le monde ne voit rien, sait rien, comprend rien à ton supplice, quel qu'il puisse être. Car c'est pas comme si tu livrais bataille dans une guerre menée pour la grande cause, les sens bien en éveil. Non : c'est rien que toi, et toi seul, avec ta misère ordinaire, ta rage de dents commune. Jour et nuit elle te ronge, jusqu'à ce que finalement il te reste plus qu'à rire de toi-même : s'il te reste un tant soit peu d'humour..." [...]